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photo : www.neworderretro.com NEW ORDER : MANCHESTER UNITED
International, compilation, London Records, warner Music

       Premier volet d'un triptyque sorti en fin d'année et comprenant également une vidéo enregistrée lors de leur dernière tournée (5 11) ainsi que le coffret Retro, International rassemble les plus grands titres de New Order. Rappelons d'ailleurs qu'au moins la moitié des morceaux d'International (dont Ceremony, Blue monday, Touched by the hand of God ou, plus récemment, Here to stay) ne figure sur aucun album et qu'à moins de posséder les maxis d'époque, il est bien difficile de jeter une oreille sur les versions originales ! Et ce au nom d'une distinction, chère à New Order - qui s'apparente d'ailleurs à un véritable suicide commercial - entre le one shot accrocheur et fédérateur du single et la cohérence et l'ambiance de l'album.
1981, le punk s'éteint, 2002, l'électro triomphe. Revue d'une compilation en forme de magistrale leçon d'histoire musicale.



Ceremony. Le dernier morceau écrit par Joy Division, le premier enregistré par New Order. Un motif de guitare hypnotisant de répétition, une voix blanche mixée très bas : New Order paie son tribut au post-punk et à la new-wave naissante, avant d'écrire les premières pages de l'histoire de l'electro-pop et de la house.

Blue Monday. Le chef d'œuvre inconnu. Record absolu de ventes pour un maxi à sa sortie, la légende veut que le titre n'ait jamais rapporté un sou au groupe, en raison d'une pochette trop luxueuse. Régulièrement repris, samplé, pillé (dernièrement par Kylie Minogue), son beat incroyable est à l'électro ce que le riff de Smells like teen spirit est au punk. Mais rares sont ceux qui y associent le nom de New Order...

Confusion. La voix de Bernard Sumner se réchauffe, New Order invente le funk synthétique et blanc. Confusion. House music.

Thieve like us. Un titre écrit en plein ventre mou des années 80. L'un de ceux qui a le plus mal vieilli sur cette compilation. Comparé à ce que faisaient Depeche Mode (Master and Servant) ou The Cure (Let's go to bed) à l'époque, cela sonne pourtant encore de façon très moderne.

The perfect kiss. Le chouchou des fans du groupe. Un condensé de l'art de New Order, dommage que la version proposée sur International soit tronquée. C'est heureusement la seule sur la compilation.

Bizarre love triangle. A un beat énorme et une mélodie fragile (Blue monday), Bizarre love triangle ajoute une ligne de chant stupéfiante de maladresse et de génie. Comment l'attirail synthétique de la première minute, déployé pour faire transpirer sur les pistes de danse, peut-il introduire un couplet et surtout un refrain d'une telle perfection pop ? C'est le mystère que cherchent à percer la légion d'investigateurs qui ont repris Bizarre love triangle en version light et acoustique (Frente !, Devine and Staton...).

True faith. Avec Thieves like us, l'autre morceau un peu daté. Curieusement, c'est pourtant l'un de ceux qui fait le plus largement appel aux guitares. Comme si celles-ci supportaient moins le poids des années que les synthétiseurs. Peut-être l'un des textes les plus explicites de Barney, sur la drogue et la dépendance : " I feel so extraordinary... "

Touched by the hand of God. Le mix original 12'' présent sur International est bien meilleur que les versions edit plus communes de la chanson. Sous ce nouveau jour, inconnu de tous ceux qui ne disposent pas du vinyle sorti en 1987, Touched by the hand of God s'impose avec l'évidence d'un grand titre, touché par la grâce.

Round and round. 1989, Manchester est devenue Madchester, les Happy Mondays abreuvent l'Angleterre de leur baggy-rock dansant et chimique, la house triomphe. New Order se fend de Round and round, nouvel exercice de pop sans guitare mais sans doute sous ectasy. Le plus beau refrain jamais écrit par le groupe.

Regret. Inoubliable échange guitare synthé pendant l'intro, avant que la basse de Peter Hook ne les bouscule pour faire glisser le morceau vers les couplets. Le meilleur titre du New Order des années 90. Le seul de cette compilation aussi.

Crystal. Le single qui brisa 8 années de silence. Très électrique, paré d'une basse et d'une guitare entêtantes et surtout de choeurs extraordinaires. Tout simplement l'une des meilleures chansons du groupe.

60 miles an hour. Ce morceau n'a rien à faire sur cette compilation, d'ailleurs il n'aurait jamais du sortir en single. Extraits du dernier album, Turn my way, Close range ou même Rock the shack ont tout de même plus d'allure.

Here to stay. Issu des sessions du dernier album Get Ready, mais beaucoup plus électro que les titres retenus pour figurer sur celui-ci, Here to stay a été produit par les jeunes neveux de Sumner, Hook et Morris, les Chemical Brothers. On ne pouvait rêver meilleur titre pour clôturer cette compilation. New Order est là pour rester, et pour longtemps.

New Order, c'est d'abord le groupe fondé par les trois survivants du groupe Joy Division. En l'espace de trois ans, deux albums et une poignée de EP, les quatre Mancuniens enterrent le punk et ouvrent une voie que le rock contemporain n'a pas fini d'explorer. Après le suicide de leur chanteur, Ian Curtis, en 1980, Bernard Sumner (chant, guitares, synthé), Peter Hook (basse, chant) et Stephen Morris (batterie), rejoints par Gillian Morris (guitares, synthés), se font les pionniers de l'electro-pop triomphante et d'une certaine new wave.
Le groupe s'éteint progressivement à l'aube des années 90. Rien qu'un album, Republic, en 1993. Bien que le groupe ne se soit jamais officiellement séparé, Bernard Sumner, Peter Hook, Stephen Morris et Gillian Gilbert reconnaissent aujourd'hui ne pas s'être adressé la parole pendant cinq bonnes années. Et en 2001, alors que plus grand monde ne donnait cher de la peau du groupe (malgré un titre " Brutal " sur la BO de The Beach avec L. di Caprio et quelques concerts à partir de 1998), sort Get Ready, l'album de la résurrection qui éclabousse de sa classe toute la concurrence... et se révèle un vrai flop commercial. Les Mancuniens, réduits à trois après la semi-retraite de Gillian pour cause d'enfant malade, ne s'avouent pas vaincus pour autant et après une tournée en forme de retrouvailles avec un public frustré d'une si longue absence, sont de nouveau en studio pour un album prévu, au mieux, pour la fin 2003.

Mathieu Lebeau
décembre 2002
 
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